BOM.K
À propos
Français, né en 1973.

BOM.K pour Taxie Gallery à l’occasion de l’exposition « Explosion » qu’elle organise avec tous les DMV (de l’époque) en 2005 à Paris :
« Ma première approche de la scène graffiti a été en 1989, alors que tout mon entourage était impliqué dans une discipline hip-hop. Moi, j’ai opté pour le graffiti. J’habitais à Vigneux-sur-Seine (91), à côté du terrain vague (le cronix) que j’allais régulièrement visiter, pour y découvrir les nouvelles fresques. Rien ne devait m’échapper à l’époque, les peintures de Creator (Rip), les OBKOS, mode2, PCP, FORCE ALPHABETIK… et beaucoup d’autres, encore actifs aujourd’hui, ou devenus des “légendes” du mouvement, qui m’inspiraient déjà et me faisaient voir les possibilités et l’étendue créative de l’aérosol.

J’étais déjà plus dans l’esprit de réaliser des fonds, du personnage ou des décors, que de faire du lettrage…
Puis, suite à de nombreux déménagements (Avignon, Cannes, Cavaillon), j’ai ralenti mes productions sans jamais cependant négliger le dessin. C’est en 1995 que j’ai vraiment réalisé que le graffiti était ma passion, et depuis je ne cesse de le perfectionner afin de me rapprocher au plus près d’une certaine technique originale. À mon retour sur Paris en 1999, nous avons créé avec ISO le groupe DaMentalVaporz.
Peu de temps après KAN nous a rejoint. Aujourd’hui, Brusk de Lyon, Jaw et Lime de Marseille complètent le crew. Nous essayons d’avoir des connexions nouvelles et que nos peintures soient assez cohérentes, très travaillées, en y mettant toujours ce qu’on aime, c’est à dire avant tout l’esprit graffiti. DIRTY-WRITERZ est la fusion de DMV (DaMentalVaporz) et du groupe (W?73), dans le but de réaliser des scènes d’un genre différent de celles de nos groupes respectifs et distinctifs en y mélangeant nos styles, propres à chacun.

Je défends ma peinture comme « aerosol-art » puisque la bombe de peinture reste pour moi l’outil idéal à la réalisation d’œuvres, mais aussi le meilleur moyen d’expression contemporaine.
À l’avenir, je pense pouvoir rendre mon graffiti plus accessible encore en l’exposant et en l’exportant ; même si ma démarche sur toile est différente de celle du mur, je tente d’en conserver le trait originel, source du graffiti. Le plus important pour moi étant de nourrir mon plaisir… »



